Samedi 6 décembre, se sont déroulées les 2e rencontres
diocésaines des Assises pour la mission. Les trois thèmes de ce samedi étaient :
« Les familles et parents » à St-Pierre du Gros Caillou (7e), « Les étudiants et les jeunes
professionnels » à Ste-Anne de la Butte aux Cailles (13e), et « La culture » au
Collège des Bernardins (5e). Sur quels points ont-elles permis d’avancer ?
L’évangélisation par la culture
C’est dans un lieu emblématique de la culture, le Collège
des Bernardins, que se sont retrouvés, ce samedi 6 décembre, environ 180
paroissiens pour les Assises sur la culture. Une équipe l’avait longuement
préparée. Le P. Patrick Sempère, vicaire à St-Christophe de Javel, M. Patrice
Cavelier, diacre et secrétaire général de Radio France, le P. Thierry de l’Epine au service de la chaire de recherche
du Collège des Bernardins, le P. Philippe Desgens, curé de St-Roch, et Mme Alice Herbet,
paroissienne de St-Christophe de Javel, sous la responsabilité de Mgr Jérôme
Beau, ont été conduits par cette question : comment la culture peut-elle être
missionnaire dans nos paroisses ?
La culture avait été définie par l’équipe
dans le sens de sa manifestation artistique (peinture, sculpture, architecture,
littérature, théâtre, etc.). Pour préparer cette après-midi, chacun avait
rencontré des personnes travaillant dans le secteur artistique afin, comme
l’explique le P. Sempère, « de partir de la réalité du terrain et non d’idées
toutes faites ».
Depuis septembre, ils se sont retrouvés pour réfléchir sur les
constatations faites. Première difficulté : une œuvre artistique suscite une
réaction émotionnelle qui n’est souvent pas dépassée. Or si on veut aider les
paroisses, il faut aller plus loin. Deuxième difficulté : il existe beaucoup de
frilosité dans nos paroisses pour accueillir l’art contemporain, mal connu et
mal compris. L’équipe avait donc le souci d’aider les prêtres et les laïcs en
charge de ces manifestations à acquérir des clés de lecture pour accueillir ces
nouvelles expressions artistiques qui portent aussi une dimension missionnaire.
Samedi après-midi, les exposés du P. Sempère sur le contexte culturel actuel,
de Patrick Pépin sur la diversité culturelle, et d’Isabelle Renaud Chamska –
présidente d’Art, Culture et Foi – sur le conflit entre la valorisation et la
création, ont précédé un travail de groupe.
A partir de ce qu’ils venaient
d’entendre, les paroissiens avaient une heure pour donner 1. une conviction
forte ; 2. un critère qui permette de dire si une activité culturelle est au
service de la mission ; 3. une question en suspens. Après une petite collation
et la visite de l’exposition de Parmiggiani, le P. Michel Brière, aumônier des
Beaux-Arts, donnait un très bel exposé sur les critères permettant à l’Eglise
de vivre, grâce à l’art, l’évangélisation des cultures et l’inculturation de
l’évangile. Pour conclure, Mgr Jérôme Beau, en reprenant le travail des
groupes, montrait comment l’art pouvait être vu comme une critique et un appel
à notre culture pour l’aider à mieux percevoir ce que veut dire « être homme
».
Soutenir la famille et la parentalité
Sept personnes ont pris part au travail de la cellule «
famille-parents » : trois couples et une femme mariée. Après avoir répertorié
ce qui se fait autour de la famille
dans le diocèse, la cellule a sélectionné cinq initiatives qui
permettent aux paroisses de réfléchir, de relire ce qu’elles font ou de passer
à l’action.
L’après-midi a débuté par une introduction de Mgr Eric de
Moulins-Beaufort. Puis, le P. Philippe Bordeyne, théologien, a défini la
réalité de la famille et du couple au XXIe siècle, et évoqué les enjeux pour
les communautés chrétiennes. Ensuite, cinq initiatives ont été présentées :
- « Carrefour de
Grenelle Maison de la Famille » (St-Jean-Baptiste de Grenelle, 15e), lieu de
rencontre et d’écoute ouvert à tous, pour accompagner les parents dans leur
rôle d’éducateurs.
- « Famille
Notre-Dame », (N.-D. du Bon Conseil,
18e, un exemple d’adaptation de Foyer Notre-Dame en fonction du lieu et de
l’environnement.
- « Parents seuls », (St-François de Sales, 17e), un lieu de
soutien plus spécifique pour tous les parents seuls.
- « Journée famille », (St-Nicolas des Champs, 3e), pour
mieux connaître les familles de la paroisse.
- Les parcours « Elle et Lui ».
Puis une présentation des besoins du couple en fonction du
nombre d’années de vie ensemble a été faite. Enfin, les participants ont pris
part à un travail personnel, puis en petits groupes ont réfléchi sur leurs attentes
de la paroisse, des autres familles, et d’ailleurs. La conclusion de Mgr Eric
de Moulins-Beaufort.
Les étudiants et les jeunes
professionnels
Les jeunes se trouvent
souvent là où on ne les attend pas, tel est le constat de l’équipe qui a préparé
la rencontre des Assises « Etudiants et jeunes professionnels ». « Nous
voyons des groupes qui ont démarré avec une poignée de jeunes et qui en
rassemblent aujourd’hui plus d’une centaine, constate Martin Guespereau, l’un
des organisateurs. »
Le but des organisateurs
: s’interroger, avec les participants, sur l’élan missionnaire des activités :
trop de jeunes parisiens n’ont pas l’occasion de rencontrer le Christ et son
Eglise. Pour les éclairer, le P. Paul Dollié, vicaire à St-Nicolas des Champs
(3e) a énoncé ce qu’il a appelé « les Béatitudes de la mission » : Ces
béatitudes énoncent des points de
vigilance pour que les jeunes puissent
se construire en vue de la mission. « Heureux celui qui pourra rencontrer le
Christ dans l’activité paroissiale ; heureux celui qui fera de la rencontre du
Christ un rendez-vous régulier ; heureux celui à qui l’on donnera les moyens de
vivre une conversion personnelle ; heureux celui qui deviendra adulte ; heureux
celui qui comprendra que le bonheur passe par l’engagement ; … ».
Cet exposé a été appuyé
par des témoignages de jeunes, engagés dans la prière et au service de l’autre.
« L’idée n’est pas de “faire quelque chose”, précise Martin Guespereau, mais de
créer un terreau favorable à la rencontre du Christ. »
Compte-rendu réalisé par la rédaction du journal Paris Notre-Dame
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